My oWN oPeRa
  Page d'accueil
    dead end
  Archives
  Livre d'or
  Contacts
  Souscrire

   aRDeNTe PaTieNCe
   BeaTRiCe aiR
   BiLLy NaMe
   BRoCoLiS au NuTeLLa
   DeaD LiKe HeR
   FLy ToX
   KiLL Me aGaiN
   Le BLeu Du CieL
   My BLooDy

http://20six.fr/myownopera

Hébergé par 20six.fr



chut
26.2.06 23:19


"le territoire, c'est d'abord la distance critique entre deux êtres de même espèce : marquer ses distances. Ce qui est mien, c'est d'abord ma distance, je ne possède que des distances."
Gilles Deleuze
19.2.06 02:15


Je reviens à la vie. Quelques semaines à tournicoter, poser les questions qui ne servent pas, m'endormir dans la rancoeur et ne pas diriger ma vie vers le soleil choisit.
Mais je reviens, je suis déjà là.
Transition, équilibre, à tâtons j'avance à nouveau. Des résolutions importantes, travailler ma volonté et mettre à jour mes motivations, lâcher le mental. L'oeil-coeur est ouvert, le chemin lumineux apparait. Le truc, c'est de ne pas oublier les vérités trouvées et accueillir les nouvelles. Je reprends mes droits, mes responsabilités, je vais dans la vie l'Amour en horizon, je ne cherche rien de précis et regarde ce qui est.
Je reviens au stylo parce qu'écrire me conduit.
Merci monde pour les épreuves, les montagnes à grimper, les rivières à traverser. Merci monde pour tout ce que tu donnes.
19.2.06 02:10


on peut traverser des déserts en pleine ville
à moins que ce ne soit des déserts
qui nous traversent sans prévenir.

un soleil s'éteind
un vent se lève
sable dans les yeux
larmes sur les joues
tempête !
et tout un peuple vient de nous passer dessus.

Fantômes anciens
pas méchants pour un sou
mais dieu,
ils attaquent les chiens
enragés d'un passé laissé en plan
bras baissés.

que s'est il passé ?
quand ?
où ?
combien sont morts ?
combien sont restés ?

je compte les miens
5.2.06 16:05


je voudrais vous raconter mes petites choses intérieures, mes nouveautés, mes joies et mes questions éternelles.
je m'apprend de mieux en mieux et ça donne des affirmations nouvelles qu'autrefois j'aurais gardé au dedans jusqu'à ce que... je ne veux plus porter d'anciens habits qui m'empêche d'être au monde, je veux les nouveaux, ceux tout transparents qui laissent voir les fêlures et les plis.
vive 2006!
alors je me raconte, je me partage, j'accepte mieux de n'être pas parfaite et surtout je comprends que je suis aimée ainsi. j'ai trop longtemps gardé dans mes rapports une image, un idéal qui sûrement m'empêchait le présent vivant, j'ai trop longtemps tenté de correspondre au désirs des autres car difficilement en prise avec les miens propres, je croyais qu'on ne pourrais pas m'aimer dans mes ombres et mes erreurs, j'avais cette peur d'être rejetée, reprochée, reste d'une enfance chahutée... vous devez bien savoir. j'ai goûté au soleil, mieux même, j'ai goûté mon soleil dans une amérique rêvée, et puis, il a bien fallu travailler. ça a commencé il y a un an, un cycle, tout petit celui-là mais qui ouvre si vous saviez. je me sens glisser dans des états nouveaux, j'ose me dire quand bien même c'est le risque de n'être pas comprise ou entendue, jugée même. les autres peuvent bien faire ce qu'ils veulent de moi et moi aussi d'ailleurs. on dirait que je ne communique plus par mes peurs et mes manques, mais bien par mes risques et mes joies. j'apprend à dire mes colères aussi, à accepter que je ne suis pas wonderwoman, que je sauverais pas le monde mais que je peux me sauver moi. parfois je déborde si je ne dis pas l'amour, je déborde de ne pas prendre certains dans mes bras, je déborde de retenir les liens... cette impression de grandir, d'accepter qu'ici n'est pas le nostalgique ailleurs que je ne connais pas mais que je baladais toujours sur moi. ici c'est ici et c'est maintenant; après 26 fois le tour, je me sens m'incarner, en chair enfin.
24.1.06 16:29


Des tonnes et des tonnes de fils qui tirent de partout. Chaque recoin de pensée déjà habité d'une image qui semble me précéder, et qui est déjà moi; par moi.
Le besoin d'aller revisiter des moments, ces micros histoires qui m'habitent en secret, en silence. Faire parler l'intérieur, le faire crier, pleurer, rire même. Pour la première fois, cette nécessité de dire un vécu, le regarder avec les yeux nouveaux.
Des bribes, je ramasse des bribes. Dans ma tête une chose, une autre... Faire face à contre-courant, remonter la rivière des souvenirs pour aller chérir chaque part cachée. Du courage, pour regarder, voir, dire, rendre le passé au présent vivant. Ce n'est pas regarder en arrière, c'est écouter en arrière.
Que reste-t-il ? j'ai peur de dire les violences de l'enfance; absolument rien de dramatique - ni viol, ni coups - et pourtant cette immense violence d'être au monde.
Toutes ces fois où "rien ne sera jamais plus comme avant...". Avant quoi ? Avant d’être seul.
Je ne sais par où commencer, j'essaye d'entrevoir le moment où la joie et l'insouciance quittent ma maison. Si tôt. Mais, il n'y a pas de moment, il y a ça + ça + ça + ça + ça...
D'abord commencer par les frustrations en vrac. Mon frère, comme pour tout le monde il était doux et ange; et moi ? Moi j'étais quoi ? Pourquoi s’il recevait un compliment c'était comme si on me l'enlevait à moi ?
J'ai peur d'aller voir ces ombres, pourtant, je sais déjà qu'elles ne pourront pas toujours se taire.
J'ai confiance en demain, ais-je confiance en hier ?
Tant de choses ont été tues, mises au-dedans, scellées au coeur dans la douleur indicible. Pourquoi j'ai une hernie à 5 ans ? Depuis quand suis-je habitée par la vision de mon être hideux ? Qu'ais-je fait de mes pensées haineuses d'enfance sauf les retourner chaque fois contre moi-même ?
C'est tout ça que je veux voir, que je dois écrire désormais, pour descendre plus bas et remonter encore... plus haut.
On établit toutes sortes de records; existe-t-il celui de la plus profonde descente intérieure ? qui le détient ? Combien sont-ils à en être rentrés vivants de ces explorations ? Vivant, ça veut dire en joie et célébrant !!!!!
De quoi ais-je peur ? Réveiller des souffrances ? ne pas souffrir ? ne pas sentir ? ne pas arriver à dire ? Et pourquoi cette envie de dire l'enfance ? Sortir ces bulles, défaire les fils pour plus d'images fantômes !!! dire, juste dire. Enfin...
12.1.06 17:20


Se poser au café pour délivrer les mots. Des mots doux se bousculent dans mon ventre, dans mon coeur, et comme les mots durs, les mots doux veulent se dire.

Sensation étrange d'avoir été entendue. En travaillant mon intérieur, sur le chemin du retour, alors que le monde d'en bas se taisait, mystérieux, le monde d'en haut préparait. Unie, j'ai peut-être permis aux promesses d'advenir.
Je sens très clairement en mon être, la clôture et l'ouverture simultanées, de deux cycles. Quelques tiraillements encore : l'ancien rappelle et le nouveau appelle, tous deux dans des murmures d'amour.

De l'ancien, j'ai gardé l'essence qui est vérité; j'ai brûlé les apparences aux rayons de mon nouveau soleil. Il n'y a rien à retenir dans la peur; les blessures pansées, pensées, cicatrisent lentement. J'ai acquis ma boussole intérieure, aiguillon d'amour, et centrée je ne peux plus me perdre (à moins que si...), l'apprentissage continu par/dans l'action, incarnant chaque instant.

Des phrases qui tournaient dans ma tête ont été balayées et des réponses offertes. Je me souviens de ce temps, où, je ne savais donner d'autre nom à mon chemin qu'errance.

"I don't know what I belong to /
Je ne sais pas à qui j'appartiens."

"I belong to nothing /
J 'appartiens à rien."

"I belong to nowhere /
J’appartiens à nulle part."

"What do I belong to ? /
À quoi j'appartiens ?"

Ces paroles qui tournoyaient, se mordaient la queue, alors qu'aveugle ou dans l'obscurité, j'attendais au lieu de risquer. Ces paroles désormais n'habitent plus mon intérieur. Celui-ci, à force d'amour et de foi infinie a été rénovée et le soleil et la lune sont venus l'habiter.

"I belong to the world /
J'appartiens au monde."

"I belong to now here /
J'appartiens à ici et maintenant."

La vie s'est unie à la vie et mon souffle m'a été rendu dans la joie et la lumière du monde auquel je crois.
Je chéris les cicatrices laissées par les blessures anciennes. Elles sont le chemin, elles sont l'apprentissage. Rien n'a été vain et tout aujourd'hui est rendu à la joie. Toutes les parts sombres sont venues à la lumière, parce que malgré la boue, chacune était un diamant à polir. Comme elles sont belles mes cicatrices ! Invisibles à l'oeil nu, sauf la première, au genoux droit, 22 points de suture qui furent ma liberté.

Je ne sais pas plus où je vais sur cette terre, accompagnée de mes semblables et de mes innommables.
Je ne sais pas plus où je vais mais je sais comment : tête haute, bras ouverts, pieds ancrés vers...
Et tout est juste.
21.12.05 16:43


Je repense à cette idée d'un corps territoire. Quand je regarde l'autre nu et que, par mes mains qui touchent, par mes yeux transis, j'explore sa géographie. Un corps est un pays, une île, une galaxie parfois à lui tout seul. Il a ses climats, ses reliefs, ses cultures, ses différences... et puis il a ses habitants. C'est un peu flou dans ma tête, il faudrait dire en vrac. Les voyages, les corps transportant, transportés; on peut aller au bout du monde dans un lit.
Les courbes, les lignes, les points de coupe, les chemins, les autoroutes, un monde unique et vivant.
Alors il y a mon corps, mon monde, mon territoire. Ce corps porte ses lois, crée sa politique intérieure/extérieure, défend ses désirs, répond à ses besoins, retient ou donne, résiste ou plie. Et puis, il y a son corps, son monde, son territoire. Le corps est à la fois le voyage et le moyen du voyage. Il est un tout uni par celui qui le porte et l'habille. Je regarde l'autre et je vois un pays. Je suis un territoire. J'ai mes rives et mes rivières, j'ai mes forêts et mes villes, j'ai mes neiges et mes soleils. Je suis une prairie ou un champ de bataille. Je suis un désert et je suis une banquise. Je suis un monde dans le monde qui rencontre les mondes. J'ai mon actualité, mon journal intime, mes travailleurs, mes patrons, mes dirigeants, mes dirigés, mon peuple.
Et l'autre... L'autre également. Sait-on donner à l’autre les libertés que l’on se donne ?
La conquête.
Nous sommes des territoires, sommes-nous à conquérir ou sommes-nous à offrir ? Que permet, que veut notre économie intime ? Jusqu’où ? À partir d’où ?
Je sais mon corps ne se vend pas, s’échange-t’il ? Contre quoi ? Tout contre toi ? Non. Parfois.
Le partage des richesses, peut-être.
Je rêve d’un monde sans frontières, je parle de la libre circulation des êtres, je ne comprends pas qu’il me faille un visa pour appartenir un temps, à un lieu. Pourquoi cette terre ne peut-elle m’être entière ? Pourquoi l’a-t-on découpée, coupée de moi ? Pourquoi cet avion, ne peut traverser ce ciel ? Parce qu’il porte un drapeau, une loi dit-on. Mais le ciel n’a pas de drapeau, le ciel n’a pas de loi. Le ciel est, comme moi.
Alors mon corps, son corps, portons-nous des drapeaux ? Le corps est-il un territoire libre ou occupé ? En agissant sur mon territoire propre, est-ce que j’agis sur le territoire Terre ? Je crois que oui, j’ai déjà vu que oui. Mon monde sans frontière alors, à créer, à construire. Posséder, perdre, gagner, donner, rendre, prendre, droits, lois… Il y a tant de mots qui m’interrogent. Tout est duel et en chaque mot j’aperçois l’ombre et la lumière.
Il faut se réapproprier le langage, renouveler la grammaire et réapprendre à conjuguer.
13.12.05 14:13


On ne décide pas les mots, pas toujours, pas vraiment. 
A cet instant donné, je le sais, je résiste.
Parce que les mots coupent, lèvent le voile, les voiles, révélants mes pensées, nommants mes sentiments.
Les mots entrent en tête et demandent à jaillir.
Les mots entrent en fête et demandent à servir.
Quels fantômes ?
Quelles blessures veulent se dire ?
Je résiste.
Garder encore un peu l'illusion, ne pas voir, pas encore.
Au moment voulu, croit-elle.
Il y a un goût de peur, parce que l'inconnu, ce Soleil...
Une peur d'amour; celle qui invite à grandir par la perte.
On se croyait nue, déjà nue, mais encore un manteau à retirer.
Transclucide, à peine visible ce manteau de peau : la Chair.

Il a dit " Il y a une chose que je n'ose pas te dire "
Il a dit.
Il a dit " Je crois, je ne sais pas être fidèle "

Fidelité. Penser à vérifier la définition donnée par le monde.
Fi-de-li-té. Il m'a invité à penser et je sens que ça tire de divers côtés.
Fidèle, qu'est-ce que ça veut dire ? Fidèle à soi, je vois. Fidèle à l'autre... je ne sais pas.
Je ne peux questionner le regard tourné vers l'extérieur, je dois tourner mes yeux vers l'intérieur, mais plus tard... pas encore... pas tout de suite.

Et j'ai dis " Il va falloir rester debout ".

12.12.05 19:51


Qui es-tu étranger ? Qui es-tu pour que je te pleure si souvent ? Qui es-tu pour arracher si facilement mes sourires cachés ? Qui es-tu pour tenir en ta paume mes joies autant que mes tristesses ? Quand donc t’ais-je donné ces droits sacrés sur mon devenir ?
Je t’ai pris pour un Temple, t’ai donné mes prières, t’ai donné mes désirs, t’ai confiés mes blessures, t’ai sacrifié mes choix et mon identité. Je t’ai honoré toi, laissant tomber les autres, me laissant tomber moi. J’ai cru plus que je n’ai cru en Dieu. Je t’ai appelé messie, sauveur, te donnant naïvement ce que je n’osais pour moi.

Je me suis faite brebis pour que tu dois berger,
Je me suis faite pierre pour que tu sois sculpteur,
Je me suis faite faible pour que tu sois protecteur,
Je me suis faite sans abris pour que tu sois logis,
Je me suis faite petite pour que tu sois grandeur,
Je me suis faite sombre pour que tu sois lumière,
Je me suis faite malade pour que tu sois remède,
Je me suis faite poussière pour que tu sois créateur.

Je me suis faite contre, tout contre toi.

Mais tu ne fus ni berger, ni sculpteur,
ni protecteur, ni logis,
ni grandeur, ni lumière,
ni remède, ni créateur.

Et tu t’es fais contre, tout contre moi.

Je me suis faite telle que je ne suis pas
Et, si je regarde ce que j’attends de toi,
Je comprends enfin ce que je veux de moi.
7.12.05 15:08


en vrac...

ne pas rester/être avec quelqu'un pour la sécurité ou le confort affectif.

ne pas espérer/croire que l'autre me fournira ce dont je pense avoir besoin dans la vie mais me rappeler que j'ai déjà tout ce dont j'ai besoin dans la vie en moi, par moi. c'est à moi de le chercher en moi et me le donner, seule.

ne pas être/entrer en relation avec l'autre dans une idée de production d'obligation mais avec la vision des occasions données pour s'apprendre encore.

ne pas attendre de l'autre ce que je veux pour moi. prendre ma responsabilité unique sur ma vie et mes choix :
je m'offre à moi-même ce que je désire.

je ne peux aimer l'autre que m'étant d'abord donné cet amour à moi-même.

plus je suis honnête et intègre avec moi-même, plus j'ose regarder mes ombres, les accompagner et danser avec elles, plus je peux créer les possibles d'un amour pur et libre.

l'amour ne peut être possedé ou restreint. l'amour est ou n'est pas.

l'amour ne peut enfermer, l'amour ouvre.
on aime ouvert, pas fermé. ouvert au monde, à la vie qui nous traverse, incessante.

comment on reste libre dans l'amour ?
comment on laisse l'autre libre dans l'amour ?
jusqu'où ? no limit ? mais comment vit-on sans conditions ?
7.12.05 14:52


choisir, toujours choisir à chaque minute, chaque seconde.
face à l'autre, choisir centré toujours.
choisir de rester fidèle à soi pour être chaque fois fidèle à l'autre.
et ce, malgrès les peines, les colères, les incompréhensions que peuvent provoquer nos choix.
ne pas flancher quand on est sur !
si on est perdu, prendre du recul.
si on est perdu c'est qu'on a oublié un bout de soi en route.
retourner le chercher, toujours !
7.12.05 03:20


Je suis à l'éternel
et l'éternel est à moi
nous sommes donnés
l'un à l'autre
l'autre à l'un
nous sommes donnés

dans la chaleur du coeur retrouvé
ma demeure en toi se construit
solide et tendre
tendue
l'édifice est sain
et la base pure

les astres balladent leurs lumières
dans l'intérieur rénové

le miel a mangé le citron
et le citron a enfanté
1.12.05 15:34


 [page précédente]



L'auteur du blog est responsable de tous ses contenus. Ouvrez votre blog sur 20six.fr ou myblog.de